Axe 3, Equipe 6 | Réponse cellulaire à une exposition physique ou un stress chimique

Effets moléculaires de l'exposition aux ondes électromagnétiques

De plus en plus d’applications et de technologies ont recours aux ondes électromagnétiques. Elles sont utilisées à des fréquences nouvelles dont l’innocuité n’a pas encore été démontrée. Notre objectif est d’évaluer les effets potentiels de ces nouvelles fréquences sur la santé par des approches in vitro et in vivo. Nous pourrons ainsi définir des seuils d’utilisation au-delà desquels une réponse biologique est déclenchée. Les fréquences d’intérêts sont les basses fréquences générées par les appareils électriques (50 Hz), les fréquences intermédiaires utilisées dans les systèmes de transfert d’énergie sans fils (1 à 10 MHz) et les ondes millimétriques utilisées dans les futurs systèmes de communication sans fils (60 GHz, 95 GHz). L'institut d'électronique et de télécommunications de Rennes développe des systèmes d’exposition dont la dosimétrie et la modélisation sont réalisées afin de maitriser les paramètres d’exposition. Nous apportons notre savoir-faire en biologie afin d’adapter ces systèmes à nos expérimentations. En combinant les approches in vitro et in vivo, nous cherchons à évaluer les effets de l'exposition aux ondes électromagnétiques sur l'expression des gènes, la modification de marqueurs cellulaires et le métabolisme. A travers différents cribles, nous voulons valider des cibles (marqueurs, gènes, voies métaboliques) qui répondent aux ondes électromagnétiques. L’identification de ces cibles nous permettrait de définir les mécanismes moléculaires marquant la sensibilité aux ondes électromagnétiques.

Porteur du projet : Yves le Dréan

Contribuants : Catherine Martin

Publications pertinentes : PubMed

Financements : Inserm | Université de Rennes 1 | ANSES

Collaborations : 

Mécanismes moléculaires des médicaments antiproliferatives

Les mécanismes d'action des médicaments anticancéreux et les processus que rendent les cellules cancéreuses résistantes sont des sujets importants dans le domaine de l'oncologie moléculaire. Une approche majeure pour améliorer l'efficacité de la chimiothérapie  consiste à combiner les médicaments afin d’augmenter leur cytotoxicité sans provoquer des effets secondaires intolérables. Le 5-Fluorouracile (5-FU) est un médicament anticancéreux fréquemment utilisé qui agit via des mécanismes ciblant l’ADN et l’ARN, notamment en inhibant les activités de TYMS (Thymidylate Synthetase) et de l'exoribonucléase 3'-5' conservée EXOSC10/Rrp6. Le Kaempférol est un bioflavonoïde qui possède des activités œstrogéniques/anti-œstrogéniques et antiprolifératives. Les deux composées sont cliniquement pertinentes pour le traitement du cancer du sein. Le Kaempférol augmente la toxicité du 5-FU et rend les cellules malignes résistantes au médicament à nouveau sensibles. Nous cherchons à mieux comprendre les mécanismes moléculaires sous-jacents à l'action combinatoire des médicaments, afin d’identifier des cibles innovantes pour les thérapies anticancéreuses à base de 5-FU et de Kaempférol.

Porteurs du projet : Michael Primig

Contribuants Florence Demay, Gilles Flouriot, Frédéric Percevault

Publications pertinentes : PubMed

Financements : Inserm | Université de Rennes 1 | La Ligue Contre le Cancer

Collaborations : Antonin Morillon (Institut Curie, Paris, France); Céline Keime (GenomEast, IGBMC, Strasbourg, France).