Axe 1 | Tractus uro-génital et expositions aux virus

L'infection du tractus génital masculin peut conduire à la propagation de virus par le sperme, la formation de sanctuaires résistants aux médicaments, la stérilité et le développement de cancers. Notre équipe est l'un des rares au niveau international à développer des recherches sur ces aspects.

  1. Origine des virus dans le sperme
  2. Persistance des virus dans le tractus génital masculin
  3. Rôle du liquide séminal et des cellules infectées dans la transmission sexuelle de virus
  4. Interactions entre les virus et la lignée germinale masculine
Axe 1 | Urogenital tract and viral exposures © Irset

Origine des virus dans le sperme

Le sperme est un important vecteur de transmission pour de nombreux virus tels que le VIH, le virus de l'hépatite B, le papillomavirus, le virus de l'herpès etc.... Les virus émergents Zika et Ebola sont également transmissibles par le sperme. De façon surprenante, l'origine exacte des cellules infectées et des particules virales présentes dans le sperme reste inconnue. Nous avons montré que plusieurs organes génitaux mâles sont infectés par le VIH / SIV (Houzet et al, Journal of Infectious diseases 2014). Nous déterminons à présent quelle est la contribution respective de ces organes à la contamination du sperme par le VIH via des comparaisons phylogénétiques des souches virales. Nous étudions également l’infection du tractus uro-génital par le virus Zika dans le cadre d’un contrat européen.

Contact: Nathalie Dejucq-Rainsford (DR2 Inserm)

Persistance des virus dans le tractus génital masculin

Le VIH persiste dans le sperme chez 8% des hommes recevant un traitement antirétroviral efficace conduisant à une charge virale indétectable dans le sang. Les virus Zika et Ebola persistent également dans le sperme plusieurs mois après la disparition du virus dans le sang et des cas de transmission sexuelle ont été rapportés. Notre objectif est d'identifier les réservoirs viraux responsables de la persistance de virus dans le sperme, avec un focus sur le VIH (Matusali et al, Journal of Virology 2015) et le virus Zika, et de mieux comprendre le rôle de l'immunité innée dans cette persistance.

Contact: Nathalie Dejucq-Rainsford (DR2 Inserm) et Anna Le Tortorec (MCF)

Rôle du liquide séminal et des cellules infectées dans la transmission sexuelle de virus

Le sperme possède des propriétés antimicrobiennes et immunomodulatrices. Notre équipe a récemment découvert que le plasma séminal d’hommes séropositifs modulait l'infection des lymphocytes T CD4 + par le VIH (Camus et al, AIDS 2016). Nous étudions actuellement le rôle des leucocytes séminaux infectés dans la transmission sexuelle du VIH, un aspect essentiel pour améliorer les stratégies de prévention de la transmission par voie sexuelle.

Contact: Nathalie Dejucq-Rainsford (DR2 Inserm) et Florence Aubry (MCF)

Interactions entre les virus et la lignée germinale masculine

Les rétrovirus endogènes constituent 8% de notre génome. Or la présence d'acides nucléiques VIH / SIV a été montrée dans les cellules germinales testiculaires humaines, suggérant une intégration possible. Ainsi, l’infection ancienne de la lignée germinale de primates non humains par des lentivirus tels que le VIH a conduit à leur endogenisation chez ces espèces. Notre objectif est de déterminer si le VIH à la capacité de s'intégrer dans la lignée germinale, via des analyses in vitro.

Contact: Nathalie Dejucq-Rainsford (DR2 Inserm) et Dominique Mahé (IR Inserm)